Banc en bois Rénovation ()

Les amoureux qui s’bécottent sur les bancs publics…

Nous passons depuis des années à côté de ce banc sur lequel nous nous sommes tous assoupis au soleil. Sèche bottes un jour, perdant une latte un autre, ses magnifiques pieds en fonte méritant bien davantage que les tubes de plastique mou d’un blanc claquant, nous décidons de lui donner une nouvelle vie.

Edouard passant quelques jours à Kerbeleg, je profite de cette occasion en or pour improviser un atelier menuiserie et dégote donc une vingtaine de tasseaux de bois brut que nous allons façonner, arrondir, teindre puis protéger des intempéries pour un joli rendu « noisette »… Nous en profitons pour appliquer un traitement similaire de teinte et de protection au second banc de chêne.

Brassens ne s’y était pas trompé (voir les paroles plus bas)

Les gens qui voient de travers pensent que les bancs verts
Qu’on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c’est une absurdité car à la vérité, ils sont là c’est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

(Refrain) :
Les amoureux qui s’bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes
Les amoureux qui s’bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’disant des « je t’aime » pathétiques
Ont des petites gueules bien sympathiques

Ils se tiennent par la main, parlent du lendemain, du papier bleu d’azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement elle cousant, lui fumant dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

(Refrain)

Quand la sainte famille machin croise sur son chemin deux de ces malappris
Elle leur décoche hardiment des propos venimeux
N’empêche que toute la famille
Le père, la mère, la fille, le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s’conduire comme eux

(Refrain)

Quand les mois auront passé, quand seront apaisés leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s’apercevront émus qu’c’est au hasard des rues sur un d’ces fameux bancs
Qu’ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

(Refrain)

Georges Brassens.



KERBELEG
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